A écouter. Feu ! Chatterton

Quintette parisien formé autour du chanteur Arthur Teboul, Feu ! Chatterton vient de sortir un nouveau disque très attendu. L’opus est produit par Arnaud Rebotini. Une première pour cette formation raffinée plutôt habituée à se serrer les coudes. Est-ce l’annonce d’un album plus électronique et d’un changement de route ? Pas du tout. Dès le premier titre, l’excellent « Monde nouveau », on est rassuré. La voix, aux intonations marquées par Alain Bashung, résonne toujours avec élégance dans un océan de guitares éclairé par un clavier. Écrits avant la pandémie, les 13 titres présentés ici ont parfois des accents prémonitoire. Adieu Monde adoré, précise Arthur Teboul dès le second titre et rappelle le monde d’avant dans le très bon Ecran total. Avec ce Palais d’argile, c’est le titre de l’album, brillantissime, Arnaud et les siens imposent désormais de solides fondations sur le devant de la scène française. L’héritage d’un rock français littéraire et ambitieux, voir poétique (La mer), possède là l’un de ses meilleurs représentants, si ce n’est le meilleur.

A voir. Coffret outside
Ce magnifique coffret 3 blu-Ray est signé Morris Engel et Ruth Orkin, un couple de réalisateurs photographes New-Yorkais. Leur cinéma, quelque peu daté aujourd’hui, était, dans les années 50, précurseur car produit caméra à l’épaule en dehors des grands studios hollywoodiens. On retrouve ici la trilogie constitué par Le petit fugitif, Lovers and Lollipops et Wedding and Babies. En noir et blanc, ces trois propositions cinématographiques sont d’abord le reflet de la société américaine. Un quatrième film complète cette intégrale, I need a ride to California, oeuvre atypique aux couleurs approximatives dans laquelle une jeune photographe californienne hippies capte l’air du temps d’une manière contemplative avec son appareil photo. Les amoureux de La nouvelle vague et notamment de Jean-Luc Godard ou de François Truffaut pourrait bien adorer ce très beau coffret Carlotta films. En plus de nombreux bonus explicatifs, comme un documentaire plutôt réussi signé Mary Engel, la fille de Ruth Orkin.